La chaîne de restauration rapide à la française prévoit une trentaine d'ouvertures par an d'ici 2018, essentiellement dans les gares, les aéroports et les stations-service, en France et à l'étranger. Le fonds Pragma Capital, majoritaire, prévoit de céder sa participation d'ici la fin de l'année.
Pour ses 40 ans, prévus l'année prochaine, la Croissanterie dépassera largement les 250 restaurants en France et à l'étranger. L'enseigne fondée en 1977 par Jean-Luc Bret poursuit en effet sa croissance avec une trentaine d'ouvertures par an d'ici 2018, dont une partie importante désormais à l'étranger. « Nous avons ouvert 19 restaurants dans les 24 derniers mois au Maroc, au Sénégal, au Congo et au Cameroun ; nous allons multiplier les ouvertures dans ces pays et nous installer d'ici la fin de l'année au Gabon et peut-être au Mali », détaille Marie-Pierre Soury, p.-d. g. de la Croissanterie. L'enseigne prévoit en 2016 un chiffre d'affaires consolidé des magasins de 100 millions d'euros, en croissance de 8 à 10% par rapport à 2015. Le parc compte aujourd'hui 240 restaurants dont 80 filiales et 160 franchises. 1 500 personnes travaillent dans les restaurants, sur la plate-forme logistique et au siège de Clichy (Haut-de-Seine).
Les nouvelles ouvertures en Afrique vont se faire majoritairement en partenariat avec les stations-service Total, dont l'offre de restauration est entièrement prise en charge par la Croissanterie. « Ce mode d'installation nous permet de sécuriser notre développement en travaillant avec un partenaire que nous connaissons bien », souligne Marie-Pierre Soury, qui exclut un développement en franchise ou en propre comme en France.
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L'enseigne a acquis en France une solide expérience des gares et des stations-service. Elle capitalise aujourd'hui sur cette expérience pour aller à l'international. Aujourd'hui avec Total, mais demain avec d'autres partenaires si cela se présente. En France, la marque est aux côtés d'Autogrill, d'Elior et des stations Leclerc. Elle travaille aussi avec Lagardère Travel Retail qui l'introduit dans le métro parisien et dans un premier hôpital à Lyon. « Nous souhaitons être présents dans d'autres zones de flux, comme par exemple les aéroports où nous comptons bien nous installer d'ici deux ans », précise Marie-Pierre Soury. Elle estime que le marché français a de belles perspectives pour la Croissanterie. Le ticket moyen n'a pas évolué depuis 2013 (7,50 euros le midi) mais les moments de consommation au cours de la journée se sont multipliés, avec une progression de la fréquentation le matin et l'après-midi. Pour l'international, l'offre a été adaptée à la marge avec une carte qui reprend le « lunch grill » (plats chauds) mis au point avec Total en France et la pâtisserie et la viennoiserie à la française, réalisées selon les mêmes recettes et les mêmes ingrédients que dans les restaurant français. La matière première surgelée est par exemple acheminée en Afrique depuis les fournisseurs français. « Nous avons développé pour l'Afrique une offre de petits formats salés proposés à un tarif adapté au niveau de vie local », précise toutefois la dirigeante.
D'ici la fin de l'année, l'entreprise devrait connaître de grands changements avec la sortie programmée du fonds Pragma Capital, entré en 2006. Celui-ci contrôle 75% du capital, les 25% restant étant aux mains de Jean-Luc Bret, Marie-Pierre Soury et du management. Un nouveau fonds devrait prendre le relais.