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En bio, la Fnab déploie ses propres diagnostics carbone

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Lors du salon La Terre est notre métier à Retiers le 26 septembre, la Fnab (producteurs bio) a présenté son outil de diagnostic carbone ACCT-Fnab. L’organisme estime qu’entre 100 et 150 diagnostics devraient être réalisés pour fin 2024. Cet outil a pour but d’aider les producteurs bio à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en activant les bons leviers. La Fnab espère également remonter des données dans le cadre d’un « projet d’ampleur d’acquisition de connaissances sur l’impact climat de la bio ». Elaboré avec l’aide de Solagro, ACCT-Fnab se veut en phase avec la réalité des producteurs bio. Ainsi, certaines lacunes constatées dans d’autres outils de diagnostics ont été comblées, telles que la liste des cultures incomplètes, mais aussi des pratiques de gestion des intrants, de déshydratation ou de toastage non prises en compte ou encore le fait que la filière maraîchage ne soit pas abordée. La synthèse des premiers diagnostics d’émissions de GES positionnent les élevages bovins audités proches des 4tCO2e/ha/an alors que les fermes grandes cultures ou polyculture-élevage se positionnent à moins de 1tCO2e/ha/an. En culture pérenne, la moyenne s’établit autour de 3tco2/ha/an, alors qu’en maraîchage, ce chiffre monte à 7tCO2/ha/an. « Il nous faudrait 400 diagnostics à l’échelle des 10 000 fermes du réseau pour obtenir des chiffres représentatifs », évoque-t-elle.

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Grâce à des aides de la région et de l’Ademe, le Grab de la région Centre a déjà pu multiplier les diagnostics sur son territoire. Les résultats obtenus mettent à mal certaines idées reçues. « Dans les exploitations en grande culture, il n’y a pas de lien entre consommation de fioul et part des surfaces labourées. Réduire le labour n’est donc pas un levier actionnable pour réduire les émissions de CO2 de ces fermes », souligne Jean Belliard, conseiller au sein du Gabor 45.

150 diagnostics devraient être réalisés pour fin 2024