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En Bretagne, des éleveurs s’engagent dans la réduction de l’ammoniac

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Dans le Pays de Brest (Finistère), ils sont une trentaine d’éleveurs, en lait et bientôt en porc, à s’être engagés dans le projet ABAA (Ammoniac Brittany Air Ambiant) pour réduire les émissions d’ammoniac et améliorer la qualité de l’air. D’ici à 2025, les chambres d’agriculture de Bretagne et l’organisme régional de la qualité de l’air Air Breizh vont enquêter sur les pratiques à l’échelle de chaque ferme, établir des diagnostics d’émissions à partir de capteurs de particules fines positionnés près des zones d’épandage, etc. Il est également prévu un accompagnement individuel, des formations, la création d’outils d’alerte « NH3 » à l’échelle du territoire.

Ce projet à deux millions d’euros est financé à 55 % par le Fonds européen pour le climat (LIFE). Il s’inscrit dans la stratégie de lutte contre les composés chimiques classés polluants atmosphériques, à l’origine de 40 000 décès prématurés par an en France (selon le ministère de la Santé). L’ammoniac en fait partie et l’agriculture est directement concernée. En Bretagne, le NH3 est d’origine agricole à 99 % (94 % en France). En 2017, la France a mis sur pied un plan national de réduction des émissions, avec un objectif de -13 % en 2030 par rapport à 2005 pour le NH3.

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« Sur le terrain, les coopératives d’utilisation de machines agricoles et les entreprises de travaux agricoles commencent à investir dans de nouveaux pendillards pour réduire les émissions d’ammoniac lors de l’épandage », explique Edvige Kerboriou, vice-présidente de la chambre régionale d’agriculture de Bretagne en charge de l’environnement, et référente Air au niveau national. À l’issue de ces travaux, les chambres envisagent de décliner le dispositif dans d’autres territoires en Bretagne et de proposer la méthode à d’autres régions.

Un projet de 2 M€ cofinancé par le Fonds européen pour le climat