Après le « faible niveau d’échouage d’algues vertes constaté en 2018 » (20 000 tonnes récoltées, contre 40 000 en 2017) en Bretagne, la situation pour le printemps 2019 est très « contrastée », a annoncé le comité régional de suivi du Plan de lutte contre les algues vertes (PLAV) qui s’est réuni le 29 avril. Les échouages sont « précoces et importants » dans certaines baies (Saint-Brieuc, La Forêt-Fouesnant) et, à l’inverse, « moyens voire tardifs dans d’autres » (Lieue de Grève). « L’hiver de ce début d’année 2019, plus lumineux et moins dispersif que la moyenne, est de nature à favoriser des échouages précoces » qui ne se produisent néanmoins que « là où les stocks de fin d’automne étaient importants ».
Le comité rappelle toutefois que les « concentrations en nitrates dans les fleuves côtiers », principale cause de prolifération d’algues vertes, sont en « diminution régulière » depuis plusieurs années. « Il y a une tendance à la baisse, grâce aux changements des pratiques agricoles », indique Jean Louis Bourdais, chargé de mission interdépartementale et régionale sur l’eau.
« La baisse de la concentration de nitrate n’implique pas automatiquement une diminution de la prolifération d’algues vertes, qui prospèrent sur tout ce qui a été rejeté en mer depuis les années soixante-dix. L’amélioration de la qualité de l’eau observée aujourd’hui devrait avoir des conséquences dans 5-10 ans en matière d’échouage », ajoute-t-il.
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Le comité régional réunit plusieurs acteurs locaux (État, Conseil régional de Bretagne, Agence de l’eau, Conseils départementaux des Côtes-d’Armor et du Finistère). Il se réunit chaque année pour présenter aux associations et aux agriculteurs les résultats des plans de lutte contre la prolifération des algues vertes en Bretagne. La seconde édition de ce plan a été lancée en 2017, après un premier plan s’étant appliqué de 2010 à 2015.
Les « concentrations en nitrates dans les fleuves côtiers » sont en « diminution régulière »