Lors de leur congrès le 30 juin à Sète, les caves coopératives ont insisté sur la nécessité de rénover la politique de soutien à la gestion des risques climatiques. « Il est impératif de revoir la question de la moyenne olympique, a déclaré Joël Boueilh, président des Vignerons coopérateurs de France (VCF, la division vitivinicole de la fédération des coopératives, La Coopération agricole). Nous savons tous que cette moyenne s’érode en cas de sinistres successifs, avec comme effet l’éviction des viticulteurs les plus fragilisés. Ce n’est plus possible. Ce principe a été posé à l’OMC il y a 30 ans. Il faut faire évoluer les textes pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Toujours au chapitre de la couverture des aléas climatiques, le président de VCF a mentionné un autre dossier « qui doit avancer », celui d’une subvention qui compléterait l’assurance des frais fixes de vinification. Cette assurance compense l’effet négatif de la baisse de volume de vin produit sur le chiffre d’affaires des caves coopératives (assurance dite de carence d’apport). Quand le volume baisse, notamment suite au gel ou à une grêle, les frais fixes de vinification augmentent. Cette assurance, qui vise à les stabiliser, existe mais elle n’est pas soutenue par des aides communautaires ou françaises. « Notre demande est qu’un complément soit financé par l’enveloppe française de l’OCM viticole, mais à ce stade cela n’a pas été encore étudié », commente-t-on à VCF.