« Beaucoup de feuilles, peu de sucre » : c’est ainsi que la CGB (planteurs de betteraves, FNSEA) résume le résultat de ses derniers prélèvements, dans un communiqué du 28 août. Elle y fait état d’une « quantité de sucre inférieure de 8 % en moyenne par rapport à la moyenne 2015-2019 ». « L’important déficit d’ensoleillement n’a pas permis un développement optimal de la racine et de la concentration en sucre », analyse l’association spécialisée. La quantité de sucre est en recul de 12,4 % dans la Somme et de 5,4 % dans l’Oise (par rapport à la moyenne 2016-2020), précise Denis Chevallier, animateur de la CGB, le 26 août sur Twitter. D’autres facteurs ont aussi « limité le développement des betteraves », ajoute la CGB : cercosporiose « sur une large partie du territoire », « dégâts liés au gel » ou encore « quelques situations de jaunisse dans le sud de Paris ».
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En revanche, les betteraves présentent « un bouquet foliaire nettement plus important que la normale », constate la CGB. D’après Denis Chevallier, le poids des feuilles est égal au poids des racines « pour certaines parcelles ». « Avec toutes ces feuilles, […] dur d’enjamber les rangs ! », lance l’animateur, pour qui « le soleil fera toute la différence ». Une analyse partagée par le président de la CGB Franck Sander, cité dans le communiqué : « Si le sucre n’est pas encore là, l’usine à « photosynthèse » est en place pour permettre la poursuite de la croissance du pivot et la concentration en sucre ». Et d’appeler à ce que « les débuts de campagne soient les plus tardifs possible pour permettre l’expression de ce potentiel agronomique ». Un point « capital » pour les planteurs, mais aussi pour « la filière dans son ensemble », insiste-t-il, rappelant la « dynamique très positive » des prix du sucre.