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En Dordogne, l’abattoir Sobeval épinglé par L214 rouvre partiellement

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La préfecture de Dordogne annonce, dans un communiqué le 4 mars, une « levée partielle » de la suspension de l’agrément de l’abattoir Sobeval (groupe VanDrie). Une reprise qui concerne l’abattage « conventionnel », mais pas l’abattage rituel. La suspension de l’agrément avait été prononcée le 28 février à la suite d’une mission d’inspection du ministère de l’Agriculture la veille, elle-même conduite après la diffusion d’une vidéo par l’association L214. L’enquête officielle du 27 février avait mis en évidence « un manque de maîtrise des conditions d’abattage des animaux par les salariés », dû à « des défauts de formation ».

Un « processus révisé d’abattage » a été testé le 3 mars sous le contrôle des services vétérinaires, qui a « permis de vérifier que les opérateurs avaient bien pris en compte les changements opérés et que l’abattage respectait pleinement la réglementation en matière de protection animale », rapporte la préfecture. Et d’annoncer qu’une nouvelle évaluation sera conduite par la préfecture « dans deux semaines ». L’abattage rituel, de son côté, ne pourra reprendre qu’à « un stade ultérieur », après que les services vétérinaires auront « constaté que toutes les garanties sont apportées par la Sobeval ».

Pour L214, la préfecture « aura vite cédé à la pression de l’abattoir, de syndicats agricoles et d’autres intérêts économiques privés », notant que la réouverture intervient au lendemain d’une manifestation du secteur agricole. D’après la presse locale, plus d’une centaine d’agriculteurs ont manifesté devant la préfecture de la Dordogne, le 3 mars, pour demander la réouverture de l’abattoir. Rassemblés à l’appel de la FDSEA, des JA, de la chambre d’agriculture et de l’association d’éleveurs Elvea Périgord, les manifestants ont déversé du fumier devant la préfecture.

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Lors de la manifestation, le fondateur de l’abattoir Gilles Gauthier (actuellement directeur de la stratégie et du développement de VanDrie) s’est exprimé publiquement pour la première fois. « Les 450 salariés du site seront payés, [ainsi que] tous les éleveurs », a affirmé celui qui est aussi à la tête de la Fedev (industries et commerce de la viande), précisant que « pas un client n’a quitté le navire. »

L’abattage rituel ne pourra reprendre qu’à « un stade ultérieur »