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Production animale En élevage, améliorer la qualité de vie passe par le temps de travail

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Le travail en élevage bovin lait, bovin viande et ovin viande a été étudié par les réseaux d’élevage du Nord-Pas de Calais, de Picardie et de Normandie. Quantifiée en travail de saison et travail d’astreinte, sa variabilité est très importante en fonction des exploitations.

«Améliorer la qualité de vie des éleveurs est une priorité pour l’élevage », selon les membres des réseaux d’élevage de Nord-Picardie et de Normandie. Ils sont à l’origine de références sur le temps de travail en exploitation bovine et ovine, à partir de 200 enquêtes de terrain. La méthode utilisée (Bilan travail) permet de distinguer le travail de saison et le travail d’astreinte. Le travail de saison (TS) concerne les travaux réalisés sur les cultures de rentes, les fourrages, le troupeau et l’entretien du territoire. « Le travail de saison annuel moyen pour l’ensemble des exploitations s’élève à 155 jours, et ce quel que soit le type de production. » Cependant, il varie de 42 à 408 jours en fonction de la taille de l’exploitation, du type de production et du choix de l’exploitant. Près d’un quart du TS moyen est consacré au troupeau et près de 10% à l’entretien du territoire. « La part du TS effectuée par des personnes hors cellule de base est importante, soit 27% avec un poids prépondérant du bénévolat et du salariat (15 jours chacun en moyenne). » Pour des travaux de courtes durées (7 jours en moyenne), l’entraide et l’appel à une entreprise de prestation de service sont privilégiés.

Le travail d’astreinte

Les soins et interventions journalières auprès des animaux sont regroupés sous l’appellation travaille d’astreinte (TA). « En moyenne, le volume d’astreinte global des exploitations laitières étudiées s’élève à 2 985 heures par an pour 65 vaches. Il varie de 700 à 7 300 heures. » Cela correspond à 3h50 par jour ou 27h par UGB ou encore 7h/1 000l de lait. En élevage allaitant, le volume d’astreinte moyen est de 2h30 par jour, soit 12h par UGB. Sur un an, cela représente 1 170h pour 65 vaches. Il varie de 820 à 2 240h. En ovin viande, le TA moyen atteint 1 250h par an pour 280 brebis (variation de 600 à 2 200h). « Cela correspond à une moyenne de 24h par semaine », soit 5h par an et par brebis (32h/UGB) ». Pour les membres des réseaux d’élevage, « dans toutes les filières, il existe à même taille du cheptel des écarts de TA allant au minimum du simple au double entre éleveurs efficients ou non sur le plan du travail ce qui démontre l’existence de marge de progrès importantes. » Si ces chiffres servent de référence, ils sont à prendre avec des précautions car il faut prendre en compte un élément plus subjectif qu’est le comportement de l’éleveur au travail et le temps disponible pour le réaliser.

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