Entre les champs et le panier du consommateur français, 12 % de la production de fruits et légumes frais se perd et sort de la chaîne « alimentaire ». Parmi les pertes, 9 % ont lieu aux stades de la production et du conditionnement (non-récoltés, mal calibrés, méthanisés etc.) et 3 % au stade de la distribution des produits (dépérissement, vols en rayons…). C’est le résultat d’une étude commandée par l’interprofession des fruits et légumes (Interfel), diffusée le 13 octobre. Le terme « gaspillage » est ici à utiliser avec précaution. Interfel a choisi de reprendre une définition du « gaspillage » issue du projet européen Fusions qui sera à l’avenir utilisée par les services de statistiques de Bruxelles. Selon cette définition, une perte est un produit qui sort de la chaîne alimentaire ; ainsi parmi les 88 % des fruits et légumes « non gaspillés », on ne retrouve pas seulement les achats classiques sur les étals des grandes surfaces, mais aussi logiquement les dons alimentaires et… l’alimentation animale. En 2011, la FAO avait publié une étude pour l’ensemble de l’Europe, qui évaluait le gaspillage de la filière fruits et légumes à 55 % des produits, et qui ne satisfaisait pas Interfel. « Il s’agissait d’une agrégation de sources différentes, portant sur des années différentes, sans estimation des marges d’erreurs, et sans donnée suivie sur plusieurs années », explique Valérie Viné, directrice stratégie d’Interfel.
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