Deux associations girondines anti-pesticides ont demandé avec insistance la réduction drastique des pulvérisations de phytos, notamment sur les communes viticoles. Le collectif Info Médoc pesticides et Alerte aux toxiques ont d’abord demandé à la préfète de Nouvelle-Aquitaine « que les pulvérisations de pesticides de synthèse soient suspendues, car considérées comme non essentielles et aggravant la détresse respiratoire des personnes malades du Covid-19 », dans un communiqué commun du 3 avril. Le communiqué cite un collectif de médecins et de chercheurs qui a appelé l’État à « limiter drastiquement » les épandages de pesticides de synthèse. « Le Covid-19 se transmet par l'humain, pas par l'air », a répondu la préfète, dénonçant « un amalgame entre pesticides et propagation du Covid-19 ». Les deux associations sont revenues à la charge le 6 avril dans un nouveau communiqué, accusant la préfète d‘avoir choisi de « protéger les intérêts économiques de la viticulture bordelaise » et non « la santé des concitoyens ». Les deux associations veulent s’adresser « également aux professionnels viticoles pour qu’ils bannissent si ce n’est déjà fait les pesticides de synthèse classés cancérigènes, mutagènes reprotoxiques, perturbateurs endocriniens et SDHI ». Elles ont appelé enfin « les habitants exposés aux pulvérisations de pesticides à faire preuve de tolérance zéro face à des comportements de nature à mettre leur santé en danger ».
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