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« En grandes cultures bio, les charges opérationnelles sont presque divisées par deux »

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« En grandes cultures biologiques, les charges opérationnelles sont presque divisées par deux par rapport au système conventionnel », selon une analyse économique des exploitations en grandes cultures bio de CerFrance et de la Chambre d’agriculture d’Occitanie, publiée le 20 avril. L’échantillon est composé de 54 exploitations engagées en bio au plus tard en 2010 et spécialisées en grandes cultures (au moins 70 % du chiffre d’affaires). Pour chaque exploitation bio, une exploitation similaire en conventionnel a été recherchée. La SAU moyenne est de 107 ha en bio et de 104 ha en conventionnel. Selon les économistes, la différence observée sur les charges opérationnelles se fait sur les produits phytosanitaires et les engrais. Ainsi, ils estiment que les charges en engrais sont de 84 €/ha en bio contre 176 €/ha en conventionnel et en phytos de 16 €/ha en bio contre 117 €/ha en conventionnel.

Néanmoins, « les exploitations bio ont des charges de structure légèrement supérieures ». La différence vient « des postes de main-d’œuvre salariée et de mécanisation ». Ainsi, la main-d’œuvre revient à 123 €/ha en bio contre 89 €/ha en conventionnel. Pour la mécanisation, elle reste bien supérieure en bio avec un coût de 464 €/ha contre 428 €/ha en conventionnel.

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Par ailleurs, l’écart sur les produits reste important. Il est de 50 €/ha en moyenne sur 4 ans. « Lors de la conversion, la baisse des rendements n’est pas complètement compensée par les prix de vente des produits et les aides de soutien à la bio », lit-on dans l’étude. Mais l’écart se réduit à partir de la 3e année de conversion, « lorsque les productions sont valorisées en bio ».