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En Guadeloupe, la filière de la canne en quête d’un « nouvel équilibre »

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Interpellée sur la situation des planteurs de canne en Guadeloupe lors d’une séance de questions au gouvernement au Sénat, le 28 mars, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé que « des discussions étaient actuellement en cours, sous l’égide du préfet », pour trouver un « nouveau point d’équilibre » entre les planteurs et l’industriel. Deux pistes sont évoquées, parmi lesquelles une augmentation de la prime bagasse à 1,90 €/t. Mais aussi, la conclusion d’un protocole applicable dès la campagne 2024, pour permettre « la valorisation de tous les coproduits de la canne », précise Mme Pannier-Runacher. Et d’ajouter que ces propositions auront « du sens », à la condition que la campagne 2024 démarre, avec une collecte « en temps et en heure de la canne » pour garantir une richesse en sucre « optimale » et donc « une meilleure rémunération des planteurs ».

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Pour rappel, une convention régit les relations entre le sucre Gardel, seule unité sucrière de la Guadeloupe, et la filière canne du département. L’année passée, cette convention a été renouvelée pour la période 2023-2028. Selon Mme Pannier-Runacher, elle comporte « des avancées importantes » avec une augmentation de 30 % du prix, portée à 109 € en Grande-Terre et en Basse-Terre et à 99,59 € à Marie-Galante. Les planteurs prétendent à un minimum de 160 € la tonne, rappelle le média Guadeloupe La 1ère. Mais de l’avis de Bruno Wachter, président de l’interprofession guadeloupéenne pour la canne à sucre (Iguacanne), accéder à cette demande reviendrait à mettre l’ensemble de la filière en faillite, dans la mesure où il faudrait alors rassembler 25 M€, soit la totalité du chiffre d’affaires de l’usine de Gardel.

La prime bagasse devrait augmenter de 1,90€/t