Dans un rapport rendu public le 18 novembre, réalisé conjointement avec la chambre régionale des comptes d’Île-de-France, la Cour des comptes considère la prévention du risque d’inondation en Ile-de-France « insuffisante », précisant notamment que la « gravité » de ce risque n’est pas assez prise en compte par les collectivités locales. Afin de mener des actions visant à ralentir la dynamique des crues et les dommages en aval, elle souligne « la nécessaire concertation avec les agriculteurs ». Et d’évoquer notamment les conditions d’indemnisation des préjudices agricoles et fonciers des projets d’inondation volontaire des terres agricoles. Le rapport note également que les dommages résultant des ruissellements et des coulées de boues représentent environ un tiers des dommages dus aux débordements en Île-de-France. Or, ce phénomène est particulièrement présent dans les zones agricoles. « Dès lors, un axe d’action consiste à favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols », précise la Cour des comptes.
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En réponse au rapport, Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, annonce vouloir apporter « plus d’un million d’euros » aux territoires agricoles « afin de développer et sécuriser les zones d’expansion des crues ou les opérations de sur-inondation ». Après la sécheresse, le risque d’inondation est le deuxième risque majeur pour la métropole francilienne. Lors des dernières inondations d’importance de 2016 et 2018, les dommages sur les bassins de la Seine et de la Loire ont été respectivement évalués à 1,4 Md€ et à 150-200 M€. Selon l’OCDE, une crue majeure de la Seine, analogue à celle de 1910, serait susceptible de provoquer jusqu’à 30 Md€ d’euros de dommages.