Dans un communiqué de presse paru le 14 février, la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Loire-Atlantique indique avoir effectué un contrôle des installations de stockage des effluents liquides auprès de 17 élevages du département. La DDPP a constaté des fuites d’effluents dans huit exploitations, soit près de la moitié du panel inspecté. Dans certains cas, des écoulements dans les fossés pouvant « contribuer à la dégradation de la qualité des eaux des cours d’eaux » avaient été constatés. Les mesures administratives demandées consistent à vider une partie de la fosse dans les jours à venir, mais également à revoir les capacités de stockage et d’effectuer les travaux nécessaires avant l’hiver prochain.
« Une des causes fréquentes de ces débordements est l’augmentation du cheptel sans adaptation en parallèle des capacités de stockage », précise la DDPP. Pour autant, il ne s’agit pas d’élevages aux dimensions gargantuesques. Selon le service public déconcentré interrogé par Agra Presse, une majorité d’exploitations contrôlées étaient soumises au régime de la déclaration, soit entre 50 et 200 vaches laitières et quelques-unes relevaient du régime de l’autorisation, soit entre 200 et 400 vaches laitières.
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Patrick Louis, à la tête de la direction élevage de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, s’étonne des niveaux constatés de non-conformité. Il évoque des possibles dénonciations qui auraient permis de cibler des élevages lors des contrôles. « Les fosses ont pu recevoir des volumes de pluviométrie importants en décembre. Si les conditions à l’heure actuelle ne sont pas adaptées à l’épandage, il peut y avoir des situations limites. Mais cela doit rester exceptionnel, car la mise aux normes prévoit une marge de sécurité sur les installations de stockage », précise-t-il.