Abonné
Ceux qui croyaient, à entendre des propos présidentiels ou des vœux ministériels, qu’on allait faire une véritable pause sur les nouvelles mesures environnementales, en seront pour leurs frais. Il n’y a pas de pause pour le dispositif du Grenelle de l’environnement. Ou plus exactement s’il y a du retard, c’est simplement en raison de l’encombrement du travail administratif. Il y a, au sein du ministère de l’Environnement, une vraie volonté de faire avancer la cause environnementale en agriculture. Preuve en est la rapidité avec laquelle Chantal Jouanno a répondu à Bruno Le Maire lorsqu’il évoqua l’idée d’une pause. Quant au président de la République, quel signe plus éclatant donnerait-il à la cause environnementale que la nomination d’un Jean-Louis Borloo comme Premier ministre ?
Faut-il le regretter ? Henri Nallet, l’ancien ministre de l’Agriculture, soutient dans un livre, à juste titre, qu’une agriculture écologique est peut-être la chance des paysans français. D’une part, la combinaison écologie-productivité n’est sans doute pas impossible si l’on en revient à un véritable savoir-faire agronomique de la part des exploitants ; d’autre part, l’environnement est peut-être, aujourd’hui, la meilleure légitimité donnée à une Pac forte et régulatrice ; enfin, elle peut être la base d’une certaine protection communautaire contre des produits importés qui ne respecteraient pas les mêmes cahiers des charges. L’écologie est en marche en agriculture. Elle est praticable à certaines doses, raisonnables, évitant les surenchères d’organisations plus intégristes que réalistes. Mais enfin, elle est en marche.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre