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En Occitanie, des exploitations en « alerte », « danger » et même « urgence »

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Sorti le même jour que les chiffres nationaux de la commission des comptes de l’agriculture, le bilan Agri’scopie, publié le 6 juillet par Cerfrance et les chambres d’agriculture d’Occitanie, présente l’état des lieux de l’agriculture de la région. Le rapport s’intéresse entre autres à la « santé financière des exploitations » d’Occitanie. Pour chaque type de production, le rapport présente la part d’exploitations en situation de « sérénité », d’« équilibre », d’« alerte », de « danger » ou même d’« urgence ».

Sans surprise, les secteurs des grandes cultures et de l’élevage connaissent le plus fort taux de difficulté : 44 % des exploitations en grandes cultures sont en situation préoccupante (23 % en alerte, 18 % en danger et 3 % en urgence). Plus du tiers des exploitations en polyculture ont également une santé financière inquiétante.

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Dans l’élevage, on relève également de grosses difficultés financières. Certes, les exploitations ne sont pas en état d’« urgence » mais 8 % des exploitations de bovin viande sont en « danger » et 16 % en « alerte » ; 19 % des exploitations laitières sont en « alerte » et 11 % en « danger ».

La vision d’ensemble portée par le rapport est plutôt pessimiste. « Historiquement, le revenu agricole moyen en Occitanie a toujours été en dessous de la moyenne nationale. Depuis plusieurs années, la région enregistre même le revenu agricole le plus faible de France », alertent les auteurs. La « crise agricole » de 2016 n’a pas épargné l’Occitanie. Et « la situation est d’autant plus critique que 2016 succède à quelques années déjà difficiles pour certaines productions ». Selon une étude menée par le pôle économie et prospective des chambres d’agriculture d’Occitanie, les cinq productions majoritaires (grandes cultures, viticulture, lait de vache, bovins viande et aviculture) auraient perdu, en 2016 « un peu plus de 370 M€ » de chiffre d’affaires comparé à la moyenne 2011-2015, soit une chute du chiffre d’affaires régional de 6 %.