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Sécurité alimentaire En Syrie, la FAO et le Pam tirent la sonnette d’alarme

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La situation de la sécurité alimentaire en Syrie s’est considérablement détériorée, et la production agricole continuera de chuter au cours des douze prochains mois si le conflit perdure, selon la FAO et le Programme alimentaire mondial (Pam).

«La fenêtre d’opportunité est restreinte pour faire en sorte que les familles victimes de la crise ne perdent pas leurs sources vitales de nourriture et de revenus », souligne le dernier rapport de la FAO et du Programme alimentaire mondial (Pam) sur la Syrie, publié le 5 juillet.
Les deux organisations prévoient des besoins d’importations de blé d’environ 1,5 million de tonnes pour la campagne en cours 2013/2014. La production actuelle de blé est de 2,4 millions de tonnes, soit quelque 40 % de moins que la récolte annuelle moyenne avant la crise (plus de 4 millions de tonnes) , et 15 % de moins que la récolte réduite de 2011/2012.
Le secteur de l’élevage a, lui aussi, été « durement touché par les conflits », ajoute le rapport. La production de volailles est estimée en recul de plus de 50 % par rapport à 2011, tandis que le cheptel ovin et bovin a sensiblement diminué.
 
Dévaluation
L’insécurité alimentaire des ménages a été aggravée, en Syrie, par les déplacements massifs de population, les bouleversements de la production agricole, le chômage, les sanctions économiques, la dévaluation de la monnaie et les prix élevés des aliments et des carburants, notent la FAO et le Pam. Le prix mensuel moyen de la farine de blé a ainsi plus que doublé entre mai 2011 et mai 2013 dans plusieurs régions.
Avec l’effritement du secteur vétérinaire et les pénuries de vaccins, il existe un risque réel de transmission des maladies animales aux pays voisins, avertit également le rapport de deux organisations.
 
Financements largement insuffisants
La FAO a lancé, pour la Syrie, un appel d’urgence pour un montant de 41,7 millions de dollars en faveur de 768 000 personnes, qui n’a été financé jusqu’à présent qu’à hauteur de moins de 10%, soit 3,3 millions de dollars.
Les fonds sont nécessaires pour la distribution de semences, d’engrais et de fournitures vétérinaires, ainsi que pour des programmes « d’argent-contre-travail ».

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