En France, c’est bien connu, nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées. Une fois encore allons-nous sans doute devoir en apporter la preuve. Après les récents attentats en Arabie Saoudite, le prix de l’or noir flambe. Les industriels, déjà confrontés à des hausses importantes de matières premières, n’avaient pas besoin de ce renchérissement. Quant au consommateur, s’il voit valser les étiquettes à la pompe, il pourrait, plutôt que de sacrifier le réservoir de sa sacro-sainte voiture, rogner sur d’autres dépenses, et pourquoi pas celles qui concernent son propre estomac. Où donc trouver de nouvelles ressources ? A en croire Jean Quentin, président du groupe de salaison SBS, il n’y a pas de fatalisme, que des opportunités. Spécialiste de la marque de distributeurs, il vient de le démontrer en acquérant la marque Jean Caby dont il entend faire l’une des premières en Europe. De même, à première vue, ne semble-t-il pas y avoir de fatalisme aux yeux du ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy. Alors que celui-ci devait organiser le 3 juin la table ronde des industriels et distributeurs, certains croyaient savoir que des baisses de prix dans les linéaires allaient être proposées. Sans préciser toutefois dans quelle poche ce pourcentage serait prélevé et qui, du fournisseur ou du distributeur, accepterait de grignoter sur ses marges. Que d’énergie encore à dépenser pour voir clair dans ce dossier où se côtoient des acteurs aussi différents que des PME, des multinationales, des coopératives de commerçants et de gros groupes intégrés, cotés en Bourse.

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