Dans une lettre adressée le 4 mai à José Blanco López (Espagne, socialiste) en charge de la révision de la directive sur les énergies renouvelables pour la commission de l’énergie et des transports du Parlement européen, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) font part de leurs inquiétudes quant aux propositions de Bruxelles (1). La Commission européenne a proposé au mois de décembre, dans le cadre des efforts déployés pour atteindre les objectifs de l’UE de 27 % d’énergies renouvelables et de 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre (par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2030, de plafonner les biocarburants de première génération à 3,8 % en 2030 (contre 7 % en 2020) et à l’inverse d’augmenter progressivement la part des biocarburants dits avancés à 3,6 % en 2030. La révision de la législation prévoit également de renforcer les critères pour la bioénergie, notamment en étendant leur portée pour qu’ils couvrent la biomasse et le biogaz destinés à la production de chaleur, de froid et d’électricité, afin notamment de mieux préserver certains écosystèmes (zones humides, forêts…).
« Cette proposition limiterait et même éliminerait la biomasse agricole et forestière de l’UE », affirme le Copa-Cogeca. Les organisations agricoles proposent qu’un objectif de 15 % d’incorporation de biocarburants dans les transports d’ici 2030 soit fixé pour tous les types de biocarburants durables et que le plafond de 7 % sur les biocarburants de première génération soit maintenu jusqu’en 2030. Et dans le secteur du chauffage et du refroidissement, elles proposent qu’une augmentation annuelle d’un point de pourcentage des sources renouvelables soit rendue obligatoire pour les États membres sauf pour ceux dans lesquels ce pourcentage est déjà supérieur à 60 %.
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L’eurodéputé José Blanco López doit présenter dans les prochaines semaines son projet de rapport sur la révision de la directive.
(1) Voir n° 3572 du 05/12/2016