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Engrais : la baisse des prix « ne se ressentira pas tout de suite »

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À l’occasion de la conférence de presse spécialisée « Grandes cultures - marchés céréaliers » du 18 janvier, l’office agricole FranceAgriMer est revenu sur l’apaisement des cours des engrais, observé depuis la fin de l’automne, et ce en raison d’une diminution de la demande et d’une baisse du prix du gaz, rapporte Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre de FranceAgriMer. Pour expliquer la « forte baisse des prix du gaz naturel par rapport aux évolutions des derniers mois », ce dernier évoque les conditions climatiques douces de l’automne et de l’hiver, l’excédent de production aux États-Unis et l’accumulation des stocks visant à prévenir de possibles coupures. « Les prix reviennent à des niveaux observables avant la guerre en Ukraine, mais restent à des niveaux extrêmement hauts, trois à quatre fois plus élevés qu’avant la crise sanitaire », souligne Marc Zribi.

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Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé « Grandes cultures » de FranceAgriMer reste néanmoins prudent quant à l’effet « positif » de cette baisse sur les cultures à venir. « Les prix des engrais azotés se tassent un peu, mais enregistrent des niveaux 2,5 fois plus élevés qu’il y a deux ans », souligne-t-il. Selon le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’informations rapides publiée le 17 janvier 2023, le cumul des livraisons d’engrais azotés pour la campagne 2022-2023 aurait baissé de 25,8 % en un an, et ceux des engrais phosphatés et des engrais potassiques, respectivement, de 52,2 % et de 57,3 %. Or, « 90 % des apports ont d’ores et déjà été achetés à des prix très élevés, soutient Benoît Piètrement. Pour la récolte 2023, les baisses ne se ressentiront pas tout de suite ».

Le prix des engrais est 2,5 fois plus élevé qu’il y a deux ans