Abonné

Engrais : les « Mafor » ont de faibles leviers de développement à l’horizon 2035

- - 2 min

Catégorie très large de produits incluant les effluents d’élevage, les boues d’épuration ou les digestats de méthanisation, les matières fertilisantes d’origine résiduaire (Mafor) ont « de faibles marges de manœuvre pour leur développement » à l’horizon 2035, a indiqué le 21 juin le Centre d’études et de prospective (ministère de l’Agriculture), listant des recommandations. « Il n’est pas possible de fixer des objectifs stratégiques d’augmentation de la part de fertilisants, issus de ressources renouvelables, dans une trajectoire caractérisée par la réduction du cheptel », selon une étude.

L’ensemble des Mafor produites en France représente 729 Mt de matières brutes par an, indiquent les auteurs. Les effluents d’élevage en constituent de très loin la part la plus importante, avec 685 Mt, dont 94 % sont épandus sur les sols agricoles. Dans les trois scénarios étudiés, l’offre et la demande de Mafor montrent un recul à l’horizon 2035. Leur part dans la fertilisation ressort en baisse d’environ un point en dix ans, pour se situer entre 17 % et 18,2 %.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

méthanisation
Suivi
Suivre

Des recommandations sont formulées pour le développement des Mafor. Un premier volet consiste à réduire les pertes et augmenter la disponibilité des nutriments pour les plantes, via des actions complémentaires (sensibilisation des éleveurs, incitations économiques à travers des paiements pour services écosystémiques, soutien à la recherche, etc.). Un deuxième domaine touche aux politiques agricoles, avec des mesures pour l’élevage couplées à des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (élevage à l’herbe, extensif, etc.), l’orientation de la consommation vers de la viande française, et la poursuite du développement des légumineuses. Le troisième vise l’amélioration de la production de déchets : généralisation du tri à la source des biodéchets, actions en faveur du recyclage des urines, etc. Enfin, le quatrième concerne le développement du compostage et de la méthanisation.

La réduction du cheptel gène le développement des Mafor