Afin de « permettre le rétablissement de la compétitivité » de leur secteur et « le rééquilibrage des revenus des exploitants », les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) demandent à la Commission de Bruxelles de « rechercher l’élimination de tous les droits et taxes de douane à l’importation d’engrais dans l’Union ». Dans une lettre adressée aux services de l’exécutif européen, elles estiment que « la suppression des droits de douane et des mesures antidumping sur les principaux engrais azotés (nitrate d’ammonium, urée) doivent être la priorité », leur utilisation dans l’UE représentant 10 à 12 millions de tonnes. « C’est le cas des mesures anti-dumping actuellement appliquées aux importations de nitrate d’ammonium en provenance de Russie qui n’ont plus aucune justification en raison de l’évolution des cours du gaz depuis la dernière révision », précisent-elles.
Dans un second temps, poursuit le Copa-Cogeca, « il faut se pencher sur l’élimination des droits de douane sur les engrais phosphatés comme le MAP et le DAP qui représentent un volume de l’ordre de 2 à 3 Mt ».
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En 2017, les exportations de blé et d’autres céréales de l’UE ont baissé en raison d’un manque de compétitivité, font valoir les organisations professionnelles. « Face à la concurrence internationale, les coûts de production des céréales dans l’Union (charges fixes et variables) sont trop élevés. Les engrais minéraux représentent 30 % des coûts variables tous secteurs confondus, pourcentage pouvant même atteindre 40 % pour la production de céréales et 45 % pour la production d’oléagineux ».
« À l’échelle de l’UE, les achats d’engrais minéraux représenteraient un chiffre d’affaires de 20 milliards € », note également le Copa-Cogeca, qui juge par ailleurs nécessaire d’améliorer la transparence des marchés européens dans ce secteur.