Alors que l’accès aux engrais dans les pays vulnérables est menacé en raison de la guerre en Ukraine, la France, la Commission européenne et l’Union africaine ont convenu le 16 septembre en marge de la 77e Assemblée générale des Nations-Unies à New York, de lancer une nouvelle initiative « Opération sauvetage des récoltes », a indiqué le 23 septembre l’Élysée dans un communiqué. D’ici au sommet du G20 en novembre à Bali, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) vont dresser une cartographie des « restrictions à l’exportation » ainsi que des besoins en engrais et des goulots d’étranglement de la production dans les pays vulnérables et notamment en Afrique. Cette cartographie permettra de « formuler des propositions concrètes à l’intention des chefs d’État et de gouvernement » du G20 qui se réunissent les 15 et 16 novembre en Indonésie. Une réunion des producteurs d’engrais sera par ailleurs organisée à Paris en amont de ce sommet afin d' « intensifier la production aussi vite que possible ».
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Dans le cadre de cette initiative, un mécanisme d’urgence pour l’achat d’engrais en Afrique sera également créé. La plateforme africaine d’échanges en ligne ATEX aura notamment un rôle central à jouer en mutualisant les demandes des pays africains afin de « réduire les prix et acheter en priorité des produits africains ». La capacité de la banque africaine d’import-export (Afreximbank) sera également accrue afin de réduire les coûts des financements pour les opérateurs, notamment grâce à la prise en compte des risques de change, mais aussi en fournissant des solutions logistiques à bas coût par le biais du « mécanisme de solidarité » mis en place par le Programme alimentaire mondial dans le cadre de l’initiative FARM (mission pour la résilience alimentaire et agricole lancée par la France en mars dernier) en partenariat avec le secteur privé. Les pays vulnérables seront aussi soutenus financièrement par une « réallocation des droits de tirage spéciaux (DTS) » du FMI et bientôt par le nouveau guichet « choc alimentaire » (un vote formel est attendu en octobre) dédié aux aides d’urgences.