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Enseignement agricole : manifestation contre le campus Hectar, « grand projet inutile »

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À l’appel d’organisations syndicales liées à l’agriculture et à l’enseignement agricole, comme la Confédération paysanne, le Snetap-FSU (enseignement agricole public), la CGT-Agri, FO-enseignement agricole, près de 130 personnes ont manifesté le 29 juin contre le campus Hectar, le qualifiant de « grand projet inutile ». Porté par Audrey Bourolleau, ancienne conseillère agricole du président Macron, avec le concours du milliardaire Xavier Niel, le campus Hectar ouvrira ses portes à la rentrée dans les Yvelines avec pour ambition de « former les entrepreneurs agricoles de demain ».

Lors de cette manifestation, Véronique Marchesseau, secrétaire générale de la Confédération paysanne, a affirmé son souhait de former les futures générations à une agriculture paysanne et nombreuse. « La formation qui sera dispensée sur ce campus n’est pas celle que nous attendons pour le développement d’une agriculture paysanne. Ce que nous attendons, c’est une formation permettant de développer l’autonomie des fermes. Or, l’agriculture qu’on nous propose ici est une agriculture qui nécessite d’investir dans des technologies coûteuses, qui nous laissent à la merci des banques et des constructeurs de matériel ». La Conf’attend au contraire un enseignement formant à l’autonomie technologique, « pour qu’on soit capable d’entretenir et de réparer les outils au lieu de dépendre des fournisseurs pour la maintenance ».

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Interrogé par une sénatrice sur le projet Hectar lors de son audition au Sénat sur l’enseignement agricole le 30 juin, Julien Denormandie a répondu : « Je ne crois pas à cette dichotomie selon laquelle il y aurait deux modèles, un modèle d’agriculture pour les circuits courts et un modèle d’agriculture pour l’export. Je ne pense pas du tout que la modernité puisse enlever du sens aux métiers de l’agriculture ».

Des craintes concernant l’autonomie technologique