Le Snetap-FSU (enseignants) a exprimé son mécontentement quant aux suppressions d’emplois dans l’enseignement agricole (public et privé), qui devraient frôler les 300 postes entre 2019 et 2022. Le syndicat avait organisé une réunion du Comité de défense de l’enseignement agricole public le 13 octobre, rassemblant la CGT-Agri, la Fnaf (section agroalimentaire de la CGT), la Confédération paysanne, la FCPE (parents d’élèves), ainsi que deux députés et un sénateur. Une cinquantaine d’emplois ont été supprimés en 2019, 60 le seront en 2020, puis 80 autres à la rentrée prochaine et 110 en 2022, a indiqué Frédéric Chassagnette, secrétaire général du Snetap-FSU, le lendemain de la réunion du comité de défense. Soit 290 emplois au total. L’objectif du gouvernement est d’atteindre 300 suppressions de postes, dont 165 dans le public et 135 dans le privé, selon l’organisme. La plus grande partie de ces suppressions concerne les enseignants.
« On ne parle pas de salaires, mais de la capacité du système à bien former les élèves », s’agace Frédéric Chassagnette. L’enseignement agricole « devrait au contraire être soutenu pour accompagner le renouvellement des générations d’agriculteurs et la transition vers l’agroécologie ». Or, indique-t-il, le manque de moyens empêche que des classes de trente élèves puissent être scindées en deux groupes, et des travaux pratiques ayant trait à des bovins sont menés sur des plus petits animaux. « Nous avons affaire à une sorte d’assèchement de l’enseignement agricole. Comme les suppressions d’emplois ne représentent que quelques dizaines d’effectifs, cela ne fait pas de bruit », a conclu Frédéric Chassagnette. Une série d’auditions parlementaires est en cours. Le comité de défense s’apprête à lancer une campagne de sensibilisation de l’opinion.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Près de 300 suppressions d’emplois d’ici 2022