À l’issue du 2e Symposium international sur l’agroécologie qui s’est tenu à Rome du 3 au 5 avril, la FAO a lancé l’initiative « Promouvoir l’agroécologie » qui vise à encourager les processus nationaux de transition agroécologique par le biais de politiques et de capacités techniques créant des synergies entre les pays. Objectif : établir des alliances entre les différentes parties prenantes, renforcer les réseaux et permettre le partage des connaissances. La FAO devrait mettre en œuvre et améliorer les outils, instruments et documents d’orientation pour guider les transitions agroécologiques nationales.
Car à ce stade, constate la FAO, ces démarches ne bénéficient pas d’un environnement suffisamment favorable du fait du manque de sensibilisation des décideurs politiques sur ces questions, les systèmes de recherche, d’éducation et de vulgarisation ne répondant pas suffisamment aux besoins de l’agroécologie, de même que les systèmes de marché en place.
Pourtant, souligne la FAO, il est largement reconnu que les modèles agricoles basés sur des systèmes de production à forte intensité d’intrants et de ressources ont atteint leurs limites.
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« Nous devons promouvoir des systèmes alimentaires durables qui offrent une alimentation équilibrée et nutritive, des services écosystémiques et une meilleure résilience face au climat. L’agroécologie peut contribuer au processus de transformation de nos systèmes alimentaires », a souligné le directeur général de la FAO José Graziano da Silva, en ouverture de l’événement.
L’ancien ministre français de l’agriculture Stéphane Le Foll, vice-président de l’initiative 4 pour 1 000 (visant à améliorer l’absorption de carbone dans les sols), a appelé lors de son discours d’ouverture à lancer une « révolution doublement verte ».