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Environnement : objectifs climatiques et programme Life à l'agenda

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Les ministres européens de l’environnement, réunis le 20 décembre à Bruxelles pour leur dernier Conseil sous présidence autrichienne, ont globalement bien accueilli la vision stratégique de long terme présentée par la Commission européenne pour répondre aux engagements de l’UE dans le cadre de l’accord sur le climat de Paris (1). Une stratégie qui comprend huit scénarios et prévoit de mettre à contribution tous les secteurs de l’économie, notamment l’agriculture. L’échange a mis en évidence quelques divergences entre les États membres les plus ambitieux qui insistent sur l’importance de se concentrer sur le scénario « zéro émission nette à l’horizon 2050 » et les pays d’Europe centrale et orientale qui souhaitent la prise en compte des spécificités nationales et régionales et la liberté de choix du bouquet énergétique.

« Le but est de discuter dès janvier prochain pour qu’au 1er janvier 2020 nous ayons quelque chose de concret dans le cadre du règlement "gouvernance Énergie/Climat" », a précisé le commissaire européen à l’action climatique, Miguel Arias Cañete. Des débats devraient être organisés par la nouvelle présidence roumaine durant le premier semestre de 2019 au sein de toutes les formations compétentes du Conseil (les ministres de l’énergie ont déjà eu un premier échange le 19 décembre).

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Les ministres de l’environnement sont par ailleurs parvenus à dégager une orientation générale du Conseil sur les priorités du programme pour l’environnement Life pour la période 2021-2027. Ils souhaitent que 60 % des ressources de cet instrument financier soient dédiées à des projets concernant la nature (mise en œuvre des directives "Habitats" et "Oiseaux") et la protection de la biodiversité et que le taux de cofinancement par l’UE de ce type de projets soit porté à 75 % de leur coût total (au lieu de 60 %) s’ils aident à protéger des espèces et des habitats particulièrement menacés. Le Parlement européen a lui aussi finalisé, le 11 décembre, sa position sur ce dossier. Les négociations interinstitutionnelles vont donc pouvoir commencer.

(1) Voir n° 3670 du 03/12/2018