Passer de 2000 à 8000 éoliennes entre aujourd’hui et 2020. Tel est l’objectif visé par les pouvoirs publics pour l’éolien terrestre. Cette croissance représente une multiplication par 10 du parc en terme de puissance (compte tenu de l’augmentation de la puissance des éoliennes). En 2020, la puissance éolienne installée passerait ainsi à 25 000 MW, contre 2500 MW aujourd’hui. Or, avec un parc d’une telle puissance, la probabilité de voir une éolienne depuis un point quelconque du territoire serait proche de 100% si les parcs éoliens ont une taille de 10 MW, et proche de 10% si ils ont une taille de 200 MW, note le ministère.
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Le gouvernement juge donc nécessaire de privilégier la construction de parcs de taille plus importante qu’aujourd’hui. Des schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie auront vocation à déterminer des zones dans lesquelles seront préférentiellement construits ces parcs importants. Les éoliennes seront-elles intégrées dans le régime des installations classées qui encadre bon nombre d’activités polluantes ? A cette question, Jean-Louis Borloo n’apporte pas de réponse claire. Un régime « ad hoc » sera trouvé afin d’ « améliorer l’encadrement réglementaire, ainsi que la concertation locale » explique-t-il. « On va débattre avec le Parlement, je n’ai pas d’arrières pensées (…) On trouvera le bon équilibre. Nous ne ferons pas faire aux éoliennes des procédures de type centrales nucléaires ! », ajoute le ministre sans autre précision.