Dans un rapport rendu public le 10 mars, les hauts fonctionnaires du CGAAER (ministère de l’Agriculture) déconseillent au ministre de l’Agriculture de créer un réseau d’épidémio-surveillance dédié aux îles de la Méditerranée, comme l’avait suggéré le président du conseil exécutif de la collectivité de Corse, à la suite des épisodes de fièvre catarrhale ovine (FCO) et Xylella fastidiosa dans l’île ces dernières années. Contrairement à l’argument avancé par l’élu, les îles ne jouent pas le rôle de « sentinelles » épidémiques, estiment les experts. Dans le domaine animal, « les îles ont généralement été atteintes à partir d’un territoire continental proche » et « servent assez peu de relais de maladies », assurent les auteurs. Une exception : la FCO, « pour laquelle la Sicile, la Sardaigne et la Corse peuvent constituer les jalons d’un axe de diffusion Sud-Nord entre le Maghreb et l’Europe ». Chez les végétaux, les îles « ne jouent pas de rôle particulier ». À défaut d’un réseau dédié aux îles, les auteurs proposent par contre de renforcer l’action de coordination du Réseau méditerranéen de santé animale (Remesa), et les coordinations entre certaines îles " tandems " (par exemple, Corse et Sardaigne).
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