En regroupant leurs activités de nutrition animale, Epis-Centre et Agralys créent un pôle qui représente un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros, une production de 650 000 tonnes avec onze sites. Agralys entre, à hauteur de 12 à 15 %, au capital d’Ariane qui contrôle les cinq activités de transformation du groupe coopératif Epis-Centre.
Les deux groupes coopératifs Epis-Centre et Agralys ont décidé de mettre en commun leurs activités de transformation et d’approvisionnement dans le secteur de la nutrition animale. Epis-Centre avait envisagé le même genre d’accord avec Coopagri et Agrial, mais le projet a rapidement avorté. Agralys apporte ainsi sa filiale Agralys Aliments, qui compte quatre usines d’une production totale de 204 000 tonnes, au pôle d’Epis-Centre, Thivat Nutrition Animale. Ce dernier possède sept sites de production dans l’Allier, l’Indre, le Loiret, le Puy-de-Dôme, la Loire et la Lozère. Il produit 450 000 tonnes d’aliments commercialisés sous les marques Tellus (80 % de la production), Thoreau, Sombac et Blanc. Le nouvel ensemble représentera un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros et une production de 650 000 tonnes grâce à onze usines. Le partenariat entre les deux groupes implique l’entrée d’Agralys au capital d’Ariane, société contrôlant les cinq activités de transformation d’Epis-Centre (malterie, nutrition animale, meunerie, trituration et boulangerie), à hauteur de 12 à 15 %. L’accord inclut également la création au niveau des métiers du grain d’une centrale d’achats sous forme d’union de coopératives détenue à parts égales par Agralys et Epis-Centre et dont le nom reste encore à définir.
Des synergies pour réduire les coûts
« Déjà en relation étroite, nous avons souhaité aller plus loin dans nos partenariats afin d’atteindre une taille critique nécessaire à notre compétitivité sur ce secteur. Nos deux groupes sont complémentaires dans ce bassin du Centre au Massif central. Des synergies sont prévues pour donner l’accès à des débouchés supplémentaires sous contrat », explique Jean-Marc Dubois, président d’Epis Centre-Nord. Les synergies envisagées permettraient une réduction des coûts de l’ordre de 7 à 800 000 euros par an, selon Bernard Sargis, directeur général d’Epis-Centre. « Il n’y aura pas de licenciement sec mais pas de création de poste non plus. Nous allons rationaliser la massification des achats, la logistique et mettre en commun nos gammes de produits. Il y aura donc là peut-être des économies de charges de personnel, la pyramide des âges entrant en jeu », indique Bernard Sargis. Grâce au renforcement de son maillage industriel, Epis-Centre va « réaffecter ses clients sur l’usine la plus proche et centraliser les services centraux ». Si Epis-Centre veut développer son pôle transformation, c’est notamment parce que la croissance de sa capacité d’autofinancement vient en majorité de cette activité.
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La transformation tire la croissance
En deux ans, la CAF de la transformation est passée de 10 millions d’euros à environ 22 millions d’euros. Et « pour la première fois, les contributions dégagées par les activités industrielles sont supérieures à celles des activités agricoles ». Sur son exercice 2005-2006, Epis-Centre a réalisé un chiffre d’affaires de 1,092 milliard d’euros, en progression de 13%, grâce notamment à la « revalorisation des matières premières». « Tous nos métiers sont en croissance et bénéficiaires », a précisé Bernard Sargis. 31 % de son chiffre d’affaires proviennent de son activité transformation. Le résultat d’exploitation d’Epis-Centre progresse de 14,5 à 16,5 M EUR, son résultat net de 11,3 à 12,7 M EUR. Sa capacité d’autofinancement passe, quant à elle, de 29 à 36 M EUR, en progression de 23 %. Ses activités de meunerie ont représenté un volume de 91 200 tonnes, en légère augmentation. La malterie a progressé en volume à 530 000 tonnes, contre 450 000 l’année précédente. Enfin, son activité aviculture a diminué à 41 000 tonnes, contre 43 000 tonnes un an plus tôt.