Dans une nouvelle lettre ouverte parue dans les Echos le 7 octobre, la Cooperl réitère sa demande au ministre de l’Agriculture de ne pas étendre les cotisations volontaires obligatoires (CVO) votées par l’interprofession Inaporc pour financer le système d’équarrissage (1). Le numéro un français du porc a annoncé sa volonté de quitter l’association ATM (pour « animaux trouvés morts ») en 2022. Dans son courrier, la coopérative de Lamballe considère que l’extension des CVO à l’ensemble des entreprises « aurait pour effet de protéger les rentes de situation établies et d’entraver toute innovation de rupture ». Le groupe compte « valoriser sous forme de biocarburants les graisses issues des animaux qui meurent accidentellement en élevages ». Un projet motivé par la volonté de « réduire l’impact carbone de la filière porcine », selon la coopérative. « C’est pour nous l’aboutissement de dix ans de recherches », rappelle dans Ouest-France le directeur de Cooperl, Emmanuel Commault. Et d’ajouter que l’usine « sortira de terre en 2023 ».
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« Les ATM ont toujours été ouverts à l’intégration de projets collectifs innovants permettant de faire baisser les coûts et développer des actions vertueuses pour l’environnement », a répondu Inaporc dans un communiqué le 6 octobre. L’interprofession défend l’ATM porc, garant selon elle d’une « mutualisation au niveau national qui permet une équité entre tous les éleveurs ». « On rentre dans les discussions pour le cycle 2022-2024, précise son président Thierry Meyer à Agra Presse. Bien entendu que le volet graisses, qui a pris de l’importance ces dernières années, est pris en compte dans les négociations. »