173 000 élèves et 30 000 apprentis ont fait leur rentrée dans l’enseignement agricole mardi 2 septembre. Les syndicats dénoncent la suppression d’une trentaine de classes, les heures supplémentaires demandées aux professeurs et des moyens en baisse. Ils appellent à une journée d’action le 11 septembre.
L’enseignement agricole comptera, pour cette année scolaire 2008/2009, plus de 335 000 élèves, étudiants, apprentis et stagiaires. 173 000 élèves suivront des cours dans les 848 établissements d’enseignement technique, 30 000 apprentis entreront en formation dans les 155 CFA et 13 000 étudiants seront inscrits dans les 21 établissements d’enseignement supérieur. A ces élèves en formation initiale, s’ajoutent les quelque 117 000 adultes qui seront formés dans les centres de formation professionnelle continue. « Les effectifs sont en très léger tassement », a précisé la DGER (Direction générale de l’enseignement et de la recherche). Une érosion des effectifs qui explique la suppression de 26 classes en cette rentrée 2008 (disparition de 29 classes dans le public et création de 3 classes dans le privé). Les organisations syndicales de l’enseignement agricole public (FSU, FO, Sgen-CFDT et Syac CGT) dénoncent un traitement inéquitable entre le public et privé ainsi qu’un affaiblissement du secteur de la production.
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Une journée d’action syndicale prévue le 11 septembre
Les grandes nouveautés de cette rentrée sont la mise en place du dispositif de préparation professionnelle à l’installation et l’ouverture d’une licence professionnelle « agriculture biologique » dans six établissements techniques, à l’Enita de Clermont-Ferrand et l’UBP Clermont. Une prime de 500€ sera versée aux enseignants qui choisiront de faire trois heures supplémentaires par semaine (passant de 18 heures hebdomadaires à 21 heures). Dans l’enseignement agricole, 1 300 personnes environ bénéficieront de cette prime, annonce le ministère de l’Agriculture. Le Snetap-FSU, syndicat majoritaire des personnels de l’enseignement agricole, appelle les enseignants à refuser ces heures supplémentaires. « Le gouvernement veut donner l’illusion qu’il y a assez de professeurs pour assurer les cours en obligeant les heures supplémentaires », précise Annick Merrien secrétaire générale du syndicat. Elle s’inquiète également du manque de moyens apportés aux postes d’administratifs (départ en retraite non remplacés…) en donnant la priorité aux contractuels enseignants. Pour ces raisons mais aussi pour peser sur le débat du budget des trois années à venir, le Snetap FSU, Sud rural et le Syac-CGT se joindront à la journée d’action intersyndicale prévue pour l’ensemble de l’éducation nationale française le jeudi 11 septembre.