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ESB : les États-Unis rouvrent leur marché au bœuf français

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Les États-Unis poursuivent la réouverture de leur marché au bœuf européen, banni depuis 1998 suite à la crise de l’encéphalite spongiforme bovine. Dernier pays en date – après l’Irlande, la Lituanie et les Pays-Bas ces dernières années (1) – à se voir accorder le feu vert des autorités sanitaires américaines : la France. Dans un courrier reçu le 12 janvier par le ministère de l’agriculture français, les États-Unis ont reconnu une équivalence entre les systèmes de contrôle de production français et américain, ouvrant de facto la porte à des importations de bœuf français.

Les autorités françaises peuvent maintenant agréer les établissements (abattoirs et ateliers de découpe et de transformation) qui le demandent et qui répondent à des critères sanitaires bien précis concernant la lutte contre l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), mais aussi différentes souches d’E.Coli. Les producteurs français de bœuf pourront commencer à exporter aussitôt que la France aura envoyé à l’agence américaine de la sécurité alimentaire (FSIS) cette liste d’établissements certifiés. Il reste également à mettre au point le certificat sanitaire qui accompagnera chaque lot.

« Cette décision des États-Unis démontre clairement ce que nous pouvons réaliser en ayant une relation ouverte et constructive avec l’un de nos partenaires commerciaux les plus importants », se félicite la Commission européenne.

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Mais cette annonce intervient alors que les États-Unis, mécontents des volumes de viande bovine de haute qualité acceptés par l’UE, viennent de relancer à l’OMC la bataille contre l’UE pour son refus d’importer du bœuf américain aux hormones (2). Ils pourraient renforcer les droits de douane sur des produits européens tels que le roquefort, la moutarde et les truffes. Le porte-parole de la Commission européenne a réagi à cette décision en indiquant que « l’UE est en conformité totale avec le protocole d’accord signé en 2009 avec les États-Unis, qui établit un quota d’importation de plus de 60 000 tonnes de bœuf non traité aux hormones. Mettre un terme à ce quota ou imposer des droits de douane serait vraiment un recul significatif dans notre relation commerciale, relation dont nous espérons qu’elle pourra se poursuivre sur les mêmes bases ».

(1) Voir n° 3479 du 12/01/2015

(2) Voir n° 3575-3576 du 02/01/2017