Le Comité européen sur les espèces exotiques envahissantes a voté, le 19 juin, sur proposition de la Commission de Bruxelles, en faveur de l’ajout d’une douzaine d’espèces à la liste européenne des animaux et plantes jugés invasifs. Les associations de défense de l’environnement se sont félicitées de cette décision, précisant que de nombreuses autres espèces doivent encore venir compléter cette liste. Seulement, parmi les nouvelles douze espèces, trois revêtent une importance socio-économique pour le secteur de l’horticulture, à savoir l’Asclepias syriaca (herbe à ouate), la Gunnera tinctoria (nalca) et la Pennisetum setaceum (graminée pourpre), dénoncent les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), les propriétaires terriens (Emo), les pépiniéristes (Ena) et l’association allemande des horticulteurs (ZVG). Selon eux, l’impact socio-économique de cette classification n’a pas été correctement évalué. Ils demandent à l’avenir à la Commission européenne de faire la distinction entre espèces exotiques envahissantes et leurs variétés stériles. Une distinction que ne fait pas le règlement en place.
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De plus, estiment ces organisations professionnelles, « la liste devrait se concentrer principalement sur des espèces pour lesquelles l’invasion se situe à un stade précoce. En effet, lutter contre des espèces déjà largement répandues est bien souvent très coûteux et irréalisable ».