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Et Herta se lance aussi dans le jambon de volaille

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Herta vient chatouiller Fleury Michon sur la niche du jambon de volaille. Une niche qui a enregistré une forte croissance ces dernières années, avec un gain de 25 % en volume et 35 % en valeur sur cinq ans. « Nous considérons que le marché est suffisamment mûr pour être segmenté, argumente Arnaud de Belloy, p.-d.g. de Herta (Nestlé). Il s'est stabilisé et l'arrivée d'un nouvel acteur l'aiderait à repartir. » Le marché du jambon de volailles (plus de 20 000 tonnes et 230 millions d'euros en 2013) est dominé par Fleury Michon (49,6 % de part de marché valeur) et les MDD (42,6 %). Son potentiel de développement reste important, avec un taux de pénétration de 49 % (contre 90 % pour le jambon de porc). « Nous voulons entrer sur ce marché par le haut, avec une offre différenciée », explique Carole Bras, directrice de marque charcuterie Herta. Pour ce faire, l'entreprise a décliné sa gamme « Le Bon Paris » et va proposer une gamme « Le Bon Poulet ». « Les produits sont sur une vraie note aromatique de poulet, plus forte que celle de l'offre actuelle, avec une texture plus proche de celle du filet que ce que l'on trouve actuellement sur le marché », promet Carole Bras. Herta propose ainsi quatre recettes (nature, fines herbes, cuit à la broche et rôti au thym), toutes produites à Ilkirch, qui seront en linéaires à partir du 1er avril. Pour développer cette gamme, Herta s'est appuyé sur le savoir-faire de son homologue en Allemagne. Comme elle, elle s'approvisionne au Brésil, mais n'exclut pas la possibilité de développer des approvisionnements en France si ce lancement réussit. Les ambitions d'Herta sont en tout cas très fortes : prendre 10 % du marché du jambon de volaille d'ici à trois ans.

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