Lors d’une conférence de presse tenue à Poitiers le 12 mars durant son congrès annuel, la FNEDT (fédération représentant les ETARF - entreprises de travaux agricoles et forestiers) a alerté sur la situation de « permacrise » (situation de crise permanente, NDLR) qui frappent ses adhérents et le secteur agricole de manière générale. « Les crises ne sont plus des événements isolés. […] Crises climatiques, crises sanitaires, crises économiques et évolutions réglementaires rapides : les entreprises de travaux sont les premières à encaisser les chocs », déclare Philippe Largeau, son président. Afin d’illustrer ses propos, la FNEDT pointe par exemple les effets croissants du changement climatique, induisant des calendriers d’intervention « de plus en plus contraints », qui fragilisent l’équilibre « économique des chantiers ». La guerre au Moyen-Orient n’arrange rien, à l’origine de la flambée des coûts de l’énergie, pesant sur les entreprises.
La FNEDT rappelle enfin que « les injustices » réglementaires françaises viennent se superposer aux chocs externes. Afin de les corriger, ce qui leur permettrait d’encaisser plus facilement les crises, l’organisation a rappelé ses principales doléances auprès des pouvoirs publics. En plus de la création d’un observatoire national de l’agroéquipement, qui guiderait les autorités dans leurs décisions, elle demande que soit créé « un cadre équitable entre les différents acteurs », notamment au sujet de l’agrément pour l’application des produits phytosanitaires, mais aussi en matière de foncier. L’organisation réclame ainsi de pouvoir construire leurs bâtiments en zone agricole, et non pas en zone artisanale, les éloignant de leurs clients. Elle rappelle enfin son souhait de bénéficier du dispositif TO-DE (travailleurs saisonniers).
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« Des calendriers d’intervention de plus en plus contraints », alerte la FNEDT
KC