Des émissaires chinois étaient attendus les 9 et 10 mai à Washington pour une nouvelle session de négociations commerciales. Quatre jours auparavant, Donald Trump, déplorant le peu de progrès enregistrés jusque là, avait menacé de porter dès le 9 mai de 10 % à 25 % les droits de douane américains sur 200 milliards de dollars d’importations en provenance de ce pays (machines électriques,…).
L’American Soybean Association (ASA) a toutefois « exhorté » le 7 mai l’administration à ne pas appliquer de tels droits supplémentaires, à « conclure rapidement les négociations avec la Chine », et à supprimer également les surtaxes déjà imposées, afin d’obtenir de Pékin la fin des représailles sur le soja américain. L’an dernier, la Chine a diminué de 74,3 % ses achats d’oléagineux américain, selon des statistiques officielles.
Une « facture financière et émotionnelle »
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Une telle hausse des droits de douane américains sur les produits chinois mettrait « les producteurs de soja dans une impasse », a insisté le président de l’ASA, Davie Stephens, soulignant la nécessité absolue d’une réouverture du marché chinois au cours des prochaines semaines, « pas dans des mois ou plus tard encore ». « La facture financière et émotionnelle des producteurs de soja ne saurait être ignorée », a-t-il ajouté.
Les États-Unis ont accusé en 2018 avec la Chine un déficit commercial des biens et services de 378,734 milliards de dollars (+12,8 % sur un an). Ils ont importé de ce pays 539,5 milliards de dollars de marchandises (+ 6,7 %), et lui en ont exportés pour un montant de 120,3 milliards de dollars (-7,4 %), selon le département américain du commerce.