L’étiquetage de l’origine du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients a eu peu d’impact sur le consommateur, tant sur son comportement que sur le prix. Telle est la conclusion d’une étude publiée le 14 octobre par le ministère de l’Agriculture visant à évaluer l’expérimentation française d’étiquetage des produits vendus en France contenant plus de 50% de lait ou 8% de viandes. «Si la mention de l’origine est largement souhaitée, son impact sur les comportements d’achat semble toutefois globalement limité», témoignent les auteurs de l’étude. Le prix, la date limite de consommation, la marque ou les promotions sont autant de critères qui conditionnent les choix des consommateurs, bien avant l’origine des ingrédients. Les prix aux consommateurs des produits concernés par l’expérimentation n’ont d’ailleurs pas été affectés. «Les industriels et les enseignes interrogées s’accordent sur le fait que la mise en œuvre du décret n’a pas eu d’impact sur les prix aux consommateurs», rapporte l’étude. Les éventuels surcoûts liés à l’étiquetage du pays d’origine ou UE/hors UE ont été «limités et temporaires». Et si surcoût il y a eu, l’évaluation montre qu’ils ont essentiellement été absorbés par les industriels et, dans certains cas, par la grande distribution.
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