L’association de l’industrie laitière de l’UE (EDA) a déposé une plainte auprès de la médiatrice européenne, Emily O’Reilly, contre la décision de la Commission de Bruxelles approuvant le dispositif expérimental français d’étiquetage obligatoire de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients dans les denrées alimentaires préemballées (1). Selon elle, l’exécutif européen « n’a soulevé aucune objection » à l’égard de cette réglementation nationale, alors qu’elle réclame des justifications à la Lituanie qui, de même que l’Italie et le Portugal (mais aussi d’autres États membres), lui a soumis un projet du même type pour les produits laitiers. Des dossiers qui étaient à l’ordre du jour d’une réunion des experts des Vingt-huit les 13 et 14 septembre.
Sur le fond, l’EDA s’est toujours opposée, « en ces temps difficiles de protectionnisme croissant », à un tel étiquetage qui, selon elle, a pour conséquences de favoriser la commercialisation des produits nationaux, de fausser ainsi le marché intérieur européen, mais aussi d’augmenter les coûts des transformateurs, et n’améliore en rien la sûreté alimentaire ou la prévention des fraudes.
L’association de l’industrie laitière de l’UE ajoute, dans sa lettre à la médiatrice européenne, qu'elle « se réfère au respect des principes guidant les institutions de l’UE qui devraient être un filet de sécurité pour la protection du traité sur le fonctionnement de l’Union ».
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Ce mouvement pour l’étiquetage de l’origine des produits faiblement transformés a été lancé à la suite du scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des produits préparés (en particulier des lasagnes). Les États membres semblent plutôt introduire des mesures obligatoires pour les produits laitiers.
(1) Voir n° 3558-3559 du 05/09/16 et n° 3554 du 11/07/2016