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Étiquetage environnemental : Bruxelles appelée à revoir sa méthode de calcul

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Alors que le règlement sur les allégations environnementales est attendu pour le 30 novembre, « il semble que la Commission prenne une mauvaise direction en basant son analyse méthodologique uniquement sur l’empreinte environnementale de produit (PEF)* », a regretté le 26 octobre en conférence de presse, l’eurodéputé Malte Gallée (Verts, Allemagne), rapporteur fictif sur ce dossier. « En choisissant le PEF pour étiqueter l’impact environnemental des produits, elle favorise l’agriculture intensive au détriment de l’agroécologie, privilégie une approche centrée sur le climat au détriment d’une approche plus globale axée sur la biodiversité et la santé. »

Même son de cloche chez Olivier Andrault, chargé de mission alimentation chez UFC-Que Choisir, qui explique que « le PEF présente des limites sérieuses dans le sens où il ne prend pas en compte dans son analyse toutes les étapes liées à l’impact sur le vivant. Par exemple il omet d’intégrer dans sa méthodologie de calcul l’impact sur la biodiversité en lien avec l’utilisation de pesticides ou d’engrais et il ne prend pas nous plus en compte toutes les externalités positives liées au mode de production agroécologique ». « Il s’agit ainsi d’un outil d’analyse trop grossier qui donne un même scoring à des pommes bio et des pommes conventionnelles traitées avec des pesticides. Si on ne fait rien, on va adouber le greenwashing, c’est inacceptable pour le consommateur », alerte-t-il.

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Par conséquent, il appelle Bruxelles à compléter le PEF avec la méthodologie Planet-score. La France est notamment un des États membres les plus engagés dans le développement de cet étiquetage environnemental. « C’est un outil d’analyse qui permet de mettre en valeur les modes de production ou encore le bien-être animal. Pour une vraie transition écologique, il sera important de vérifier tous les critères supplémentaires ajoutés au PEF en incorporant tous les impacts positifs liés à l’environnement », prévient Olivier Andrault.