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Étiquetage nutritionnel : les recommandations, prudentes, de l’Efsa

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Étant donné que les apports excessifs en acides gras saturés, en sodium et en sucres et les apports insuffisants en fibres alimentaires et en potassium sont à l’origine d’effets néfastes sur la santé, ces nutriments devraient être inclus dans les futurs modèles d’étiquetage nutritionnel, concluent les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un avis publié le 19 avril. Ce travail, qui avait été soumis à une consultation publique fin 2021, doit alimenter les réflexions de la Commission européenne en vue de sa proposition législative, attendue en fin d’année, sur l’étiquetage des produits agroalimentaires.

Pour l’Efsa, la Commission européenne devra choisir les nutriments retenus pour sa méthodologie de calcul en fonction de leur importance positive ou négative pour la santé publique. Son avis indique également que l’énergie pourrait aussi être incluse « car une réduction de l’apport énergétique est importante pour la santé publique des populations européennes ». De plus, certains nutriments pourraient aussi être retenus parce qu’ils constituent des indicateurs importants ou parce qu’il convient de donner la priorité à leur consommation. Par exemple, acides gras et certains oméga-3.

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Lire aussi : Étiquetage nutritionnel : une consultation scientifique et des oppositions

Mais, prévient l’Efsa, ce travail ne s’est pas penché sur le modèle d’étiquetage qui pourrait être retenu, alors que les débats sont vifs autour du Nutriscore. « C’est la Commission européenne qui est chargée de proposer un modèle de profil nutritionnel qui sera utilisé tant pour l’étiquetage des aliments que pour restreindre les conditions d’utilisation des allégations de santé. Ce travail ne rentre pas dans le cadre du mandat de l’Efsa », précise l’Autorité européenne.

Elle ajoute ne pas avoir été invitée : à déterminer si des profils nutritionnels devraient être établis pour tous les aliments ; à évaluer une approche de calcul des profils (seuil contre système de scores) ; à statuer sur le choix de la quantité de référence (unité d’énergie, de poids, de volume ou par portion) ; ni à évaluer la faisabilité et l’évaluation des modèles.