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Stratégie Euralis se focalise sur ses pôles semence et alimentaire

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Après une année de restructuration aux résultats financiers positifs pour Euralis, l’entreprise cherche à développer ses pôles les plus rentables, semence et alimentaire. Le pôle agricole restera certainement minoritaire à l’avenir, mais persistera tout de même.

Objectifs atteints en 2010, annonce Frédéric Pellegrin, directeur financier d’Euralis dans une conférence de presse le 9 février. Avec une croissance du chiffre d’affaires net de 2,1% (à effet cours maïs et engrais constant), un résultat d’exploitation en hausse de 12 M€ (20,3 M€) et un résultat net du groupe en hausse de 24,8% (7M€), Euralis est bien retombé sur ses pieds après l’année 2009/10. La restructuration de l’entreprise avec les fermetures de 3 sites en 2010, le développement du pôle semence en Ukraine et les excellents résultats des marques Rougié et Montfort ont permis ces résultats positifs. À l’avenir, Euralis souhaite poursuivre le développement de son activité foie gras et de son pôle semence car ils sont très porteurs. Des réflexions sont en cours pour généraliser le foie gras en restauration hors foyer, continuer à le valoriser à l’international ainsi qu’en grande et moyenne surface. Et les résultats s’annoncent déjà bien partis, à considérer les ventes de ces derniers mois avec les fêtes (Montfort : +13% de chiffre d’affaires, Rougié : +5%), remarque Frédéric Pellegrin. « En Ukraine, nous sommes les premiers semenciers. De là, nous allons servir les futurs marchés de l’Europe de l’Est », précise Pierre Couderc, directeur général d’Euralis.

Un pôle agricole pour plus de transversalité

Pour le pôle agricole, créé au 1er janvier, l’idée est de travailler de manière plus transversale sur l’exploitation. « L’approche par filière reste efficace, mais elle ne répond pas à la diversité des attentes des agriculteurs », relève Christian Pees, président d’Euralis. Trois mots pour définir ce nouveau « partenariat » avec l’agriculteur : « Individualisation, transversalité et efficacité ». Selon Christian Pees, « Euralis répond à 30-40% des soucis d’une exploitation agricole, lors d’un bon engagement. Nous voulons intensifier notre relation avec les agricultures plus que recruter de nouveaux adhérents. D’autant plus que dans le Sud-Ouest, les territoires coopératifs sont très imbriqués. » Pour ce pôle, « il s’agit de développer surtout une stratégie de services », probablement payants, tout en sachant qu’il ne sera « jamais un très fort contributeur » aux résultats financiers du groupe, remarque Frédéric Pellegrin (pôle agricole 12% du résultat d’exploitation, pôle alimentaire 35% et pôle semence 53%). Il rajoute : « Nous ne nous sommes pas fixé d’équilibre entre les grands pôles. Chaque pôle a son point d’équilibre avec sa taille et est géré en fonction de la réalité de son secteur. » Consolidation et croissance en interne sont affichées dans le budget 2010/11. Le but est de maintenir les résultats dans la moyenne historique du groupe, souligne Pierre Couderc.

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