Stratégie
Eurofins n’exclut pas une acquisition majeure
Le groupe de services d’analyses biomédicales, environnementales et agroalimentaires Eurofins Scientific n’exclut pas de réaliser "une grosse acquisition cette année", si une opportunité se présentait, a déclaré le p.-d.g. d’Eurofins Gilles Martin lors d’une conférence de presse à Paris le 28 février. Le groupe qui a renforcé ses fonds propres l’an dernier de 500 millions d’euros lors de deux augmentations de capital, a les moyens financiers pour une acquisition supérieure à 1 milliard d’euros, a précisé le dirigeant. Le groupe s’intéresse à des entreprises innovantes. Sa dernière acquisition relativement significative remonte à juin 2015, celle du français Biomnis pour 220 millions d’euros. Ces dernières années, Eurofins a surtout misé sur des acquisitions de petits laboratoires, dans le monde entier et dans tous ses segments d’activité. Il a été particulièrement actif l’an dernier avec 27 acquisitions de ce genre, représentant un apport de 220 millions d’euros à son chiffre d’affaires en année pleine.
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En 2016, son chiffre d’affaires a atteint près de 2,54 milliards d’euros, en hausse de 30,1 % (+9 % en organique) et son bénéfice net 174 millions d’euros (contre 87,3 millions d'euros en 2015). Son activité a été forte en Amérique du Nord, où ses ventes ont bondi de 31,7 % à plus de 800 millions d’euros, grâce aux tests alimentaires et pharmaceutiques. En France, où Eurofins est particulièrement implanté dans les analyses cliniques, ses ventes ont progressé de 24,7 % à 625,9 millions d’euros.
Pour 2017, Eurofins table toujours sur un chiffre d’affaires d’environ 2,9 milliards d’euros et sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté de 550 millions d’euros, contre près de 480 millions d’euros en 2016. Le groupe s’estime également bien placé pour atteindre d’ici 2020 la barre des 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec un Ebitda ajusté de 800 millions d’euros et une marge d’Ebitda ajustée de plus de 20 % (contre 18,9 % en 2016 et 18,5 % en 2015).