L'Anglais David Cameron a initié le processus conduisant à un référendum de son pays sur l'Europe, référendum dont on devine le résultat négatif très possible ; la Grèce, elle, n'a toujours pas réglé son contentieux financier avec Bruxelles et les autres pays membres ; en France, en 2017, le principe de l'Union devrait subir les coups de boutoir de la part d'un Front national qui en fera sans doute un thème de prédilection pour l'élection présidentielle… voilà qui n'augure rien de bon pour ce que le vieux continent a su inventer de plus intelligent depuis soixante-dix ans, l'idée d'une union politique et commerciale.
L'Union subsistera, sans doute, en 2017, mais avec quels membres, quels moyens, quelles politiques ? Parmi celles-ci, la politique agricole, qui en représente le principal coût, risque d'en faire les frais. Les agriculteurs qui, déjà, subissent le poids de restrictions budgétaires ou de réorientations pas toujours favorables à l'agriculture de production, devraient prendre conscience de ces nouvelles menaces. 2017 sera une année à haut risque, de surcroît dans le cadre de la préparation de la PAC de l'après 2020.
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Quelles que soient les sympathies politiques des agriculteurs, ceux-ci devraient, s'ils sont logiques, être d'accord sur un point : refuser les aventures remettant en cause l'Union. Et c'est aujourd'hui que commence le combat. Car si les pro ne s'y mettent pas, les anti, eux, s'y sont attelés.