Les producteurs de vins d’appellation d’origine (Cnaoc - France, Federdoc - Italie, Conferencia - Espagne et Andovi - Portugal) accueillent avec soulagement la décision de reconduire le régime actuel d’encadrement des plantations jusqu’à la fin de l’année 2018. Ils prennent acte de la clause de rendez-vous que les ministres ont donnée à la Commission européenne, en lui demandant de rédiger un rapport à mi-parcours sur l’application de la réforme. « Ce rapport doit être l’occasion de discuter la prolongation du régime au-delà de cette date », précise Christian Paly, président de la Cnaoc en France. Les producteurs d’AOC avaient averti du danger qu’une libéralisation des droits de plantation, à travers la possibilité donnée à tout un chacun de planter dans, ou à proximité, des espaces réservés aux appellations d’origine, représentait pour leur secteur : surproduction, risque de détournement de la notoriété des appellations, affaiblissement du contrôle et de la qualité des produits.
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Cependant, ces producteurs ne cachent pas leur déception devant une nouvelle OCM dont le caractère offensif fait cruellement défaut. Ils redoutent qu’à travers la gestion des crédits communautaires par les Etats membres eux-mêmes, et la décision de rendre à nouveau éligibles aux aides des mesures défensives (distillation, etc.), la politique européenne viticole débouche, comme la précédente, sur un repli sur soi. Ils déplorent, en particulier, la faiblesse des moyens consacrés à la promotion.