Evialis, spécialisé dans la nutrition animale, vient d’annoncer un partenariat avec Nosan Corporation, groupe japonais figurant parmi les leaders du secteur sur son marché national. Il s’agira principalement de procéder à un transfert de technologie, le groupe français apportant à Nosan des « techniques de substitution aux antibiotiques facteurs de croissance (AFC) et les aliments à faible impact sur l’environnement », en échange de contreparties financières. Pour le japonais, qui prévoit un chiffre d’affaires de 770 millions d’euros pour 2005, comme pour Evialis, qui devrait pour sa part afficher 700 millions de chiffre d’affaires pour son exercice en cours, ce partenariat permet à chacun de jeter un œil chez l’autre. Alors que Nosan Corporation n’est pas encore tourné vers l’international, le français qui projette de réaliser 50 % de son chiffre d’affaires à l’export en 2010 (contre 20 % à l’heure actuelle) est déjà bien implanté en Asie, et vise plutôt un développement sur des marché émergants. Ce partenariat lui permet de « découvrir » le marché japonais, déjà mature.
Evialis jette un œil au Japon. Le leader français de la nutrition animale vient de signer un « partenariat technologique » avec Nosan Corporation. Il s’agit pour le japonais d’acquérir, via un « transfert de technologie », « les techniques de substitution aux antibiotiques facteurs de croissance (AFC) et les aliments à faible impact sur l’environnement » selon un communiqué, en échange de contreparties financières. Un accord qui permet au français de « découvrir le marché japonais » où il n’est pas encore présent.
Alicaments
En anticipant la nouvelle réglementation européenne, qui à partir du 1er janvier 2006, va interdire toute utilisation des antibiotiques facteurs de croissance (AFC) dans la nutrition animale, Evialis a en effet déjà développé des techniques de substitution aux additifs comme les AFC. Une évolution qui notamment « répond à la demande du consommateur final, de plus en plus demandeur de produits plus sains, plus sécurisés et plus naturels », explique-t-on chez Evialis, et qui s’inscrirait dans une démarche générale « qui vise à faire évoluer l’alimentation animale pour diminuer les rejets d’azotes – qui se transforment en nitrates dans l’eau – tout en conservant leur qualité nutritionnelle ». Les AFC étaient alors jusqu’à présent utilisés dans l’alimentation animale pour produire des sortes « d’alicaments » pour animaux d’élevages. Sur ses 674 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2004, Evialis en a consacré 3 à la recherche et développement. S’adaptant aux contraintes du marché, la société devrait faire doubler ce chiffre d’ici trois ans.
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De son côté, Nosan Corporation, qui n’est pas encore tourné vers l’international, cherchait à acquérir ce genre de technologies. Il a choisi Evialis pour « mettre en commun leurs expertises respectives ». Une première étape, ce partenariat prévoyant une extension possible « à tout autre type de coopération ». La porte reste donc ouverte…
Aucune implantation prévue
Fondée en 1931, Nosan Corporation, cotée à Tokyo au premier marché, qui prévoit pour 2005 un chiffre d’affaires de 770 millions d’euros réalisés à 76 % avec des aliments pour animaux de ferme et à 10 % avec des aliments pour chevaux et animaux domestiques, est « l’un des tout premiers opérateurs japonais » selon Evialis. Si nouer des relations avec cet acteur qui détiendrait « environ 10 % des parts de marché » avec une production annuelle avoisinant « les 2,4 millions de tonnes » permet à Evialis d’approcher une terre inconnue, le français, qui diffuse en France deux millions de tonnes d’aliments complets sur un marché de 21 millions de tonnes et affiche un chiffre d’affaires de 163,1 millions d’euros au troisième trimestre (en progression de 1,4%) ne prévoit pour l’heure « aucune implantation au Japon », marché trop mature. Le groupe de Vannes, qui devrait afficher 700 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2005, préfère parier sur les marchés émergents. Déjà présent en Chine, en Indonésie, en Inde et au Vietnam, Evialis mise toujours sur l’international, mais sans diminuer son périmètre d’activité en France. La société devrait poursuivre son développement à coup d’opérations de croissance externe, à l’instar de celle réalisée en Afrique du sud il y a quelques jours cf.Agra alimentation n°1907 du 01/12/2005,p. 21. Avec en ligne de mire un objectif de 50 % de son chiffre d’affaires à l’export d’ici 2010, contre 20 % à l’heure actuelle.