L’annonce d’une évolution de la réglementation sur les installations classées suscite espoir et vigilance chez les professionnels bretons, qui assurent près de 60 % de la production porcine française.
Le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll a annoncé, le 14 juin à Aurillac devant le congrès de la Fédération nationale porcine, la création prochaine d’un régime de l’enregistrement pour les élevages d’une taille comprise entre 450 et 2 000 animaux, dans le but de simplifier l’instruction. « C’est évidemment une annonce qui nous satisfait, déclare Michel Bloc’h, président de l’union des groupements de Bretagne (UGPVB), lui-même producteur de porcs. Mais en Bretagne, ce système ne sera réellement efficace que s’il est accompagné d’une réforme des zones d’excédents structurels, avec le relèvement des seuils de traitement à 20 ou 25 000 unités d’azote et la fin du système des droits d’achat à produire ». Son collègue Philippe Bizien, président du Comité régional porcin de Bretagne (il rassemble les groupements de producteurs, le syndicalisme, les chambres d’agriculture), ajoute qu’il « faut absolument la sécurisation juridique du dispositif». Celui qu’on pressent comme le futur président de Cooperl Arc Atlantique dans quelques jours, l’éleveur Patrice Drille,t craint, pour sa part, la possibilité laissée au préfet de « faire des prescriptions particulières, selon l’endroit où il se trouve. Il n’y a donc pas de garantie que le système sera applicable de la même manière partout. » Tous les professionnels réclament un alignement de la réglementation française sur le droit européen (directive IPPC pour Integrated Pollution Prevention and Control) dans lequel le régime d’autorisation se déclenche pour les exploitations de 2000 animaux et plus.
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