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Viande/Stratégie EVS veut recruter 600 salariés sur trois ans

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Le prestataire de service en découpe EVS, basé à Saint Sylvain d’Anjou (49), lance un ambitieux programme de recrutement. L’effectif, actuellement de 1 400 personnes, devrait atteindre 1 700 à 1 800 personnes à trois ans.

Groupe d’entreprises fondé en 1982, EVS, accompagné par LBO France depuis 2006, occupe le rang de n°1 français de l’externalisation de découpe. Avec 50 % du marché de la prestation dans la filière bovine, l’entreprise découpe 30 % du bœuf français. « Depuis le début des années 60, les industriels de la viande font appel à des bouchers extérieurs. Devant les difficultés croissantes de nos clients à recruter parce que nos métiers sont peu attractifs, le marché de l’externalisation se développe, explique Philippe Le Coz, p.-d.g. du groupe EVS. L’entreprise, qui prend en charge la gestion d’ateliers de découpe travaille à 80 % dans la filière bovine, 15 % dans la filière porcine et 5 % pour des produits comme la volaille, le gibier, le saumon ou encore le foie gras. « Notre métier c’est le désossage, le parage et le conditionnement, des piécés aux produits élaborés. Nous sommes dans un modèle de service et la formation, en interne, mais aussi celle de nos clients, est très importante. Nous assurons la fluidité des lignes et optimisons le rendement matière. Ce sont des éléments très importants dans une industrie qui affiche une faible rentabilité. »

Recruter des débutants pour pallier le manque de main d’œuvre
EVS (dont les trois filiales sont Euroviande Service, Techni Desoss et Technique Service Formation) annonce un chiffre d’affaires de 50 M EUR « stable depuis deux ou trois ans parce que le renouvellement des équipes était insuffisant », explique le dirigeant.
Outre le recrutement de professionnels, EVS a donc testé en 2010 la méthode de recrutement par simulation avec Pôle Emploi. Elle consisté à sélectionner des candidats sans expérience du métier et à les former. « Nous avons obtenu un très bon résultat de fidélisation, de 60 % à 70 %, avec cette méthode », constate Philippe Le Coz, qui a décidé de généraliser cette méthode. 200 recrutements par an sont prévus dans le cadre d’un accord avec Pôle Emploi sur les trois années à venir. Des professionnels seront également recrutés en sus comme chaque année. « Nous recrutons 150 personnes chaque année mais il s’agit surtout de renouvellement. Avec ce plan de recrutement, nous voulons faire passer l’effectif de 1 400 à 1 700 ou 1 800 personnes à trois ans. » En ligne de mire, l’accompagnement de la progression du marché de l’externalisation en France, mais aussi « la conquête de marchés à l’international, dès que notre rentabilité sera suffisante, explique Philippe Le Coz. Les acteurs de l’externalisation de découpe sont encore très nationaux, mais les Français ne manquent pas de qualités à faire-valoir. Les bouchers français ont peu d’équivalent à l’étranger. Leur savoir-faire en découpe, notamment en viande bovine, est très pointu. » Un atout pour optimiser le rendement matière.

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