Abonné

Excédent agroalimentaire français : une reprise trompeuse en 2018

- - 2 min

Après deux années de baisse, l’excédent agroalimentaire de la France s’est redressé en 2018, a indiqué Agreste, le service statistique du ministère de l’agriculture. Il a atteint 6,9 milliards d’euros en hausse de 1,3 milliard d’euros sur un an, grâce à la croissance des exportations (+1,1 milliard d’euros, soit +2 % en valeur) face à un léger repli des importations (-0,2 milliard d'euros). Mais cette reprise ne suffit pas pour rattraper le retard. L’excédent agroalimentaire français reste en effet inférieur à la moyenne des cinq dernières années. À noter que sur le seul mois de décembre 2018 l’excédent des échanges agroalimentaires a atteint 428 millions d’euros, en diminution de 37 millions d’euros par rapport à décembre 2017.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

exportations
Suivi
Suivre
importations
Suivi
Suivre

Si le solde des produits agricoles bruts est redevenu excédentaire en 2018 (+ 1,3 milliard à 6,9 milliards d’euros), l’excédent commercial des produits transformés a en revanche diminué à 6 milliards d’euros (-0,1 milliard d'euros par rapport à 2017). À noter que les exportations françaises (47,4 milliards d’euros) progressent de 153 millions d’euros par rapport à 2017, grâce à l’augmentation des ventes de vins et spiritueux (+ 378 millions d’euros sur un an) "portée par la demande en provenance des États-Unis (+ 0,1 milliard d’euros sur un an) et du continent asiatique avec Singapour et Hong Kong (+ 0,1 milliard au total pour ces deux pays)", relève Agreste. Pour autant, beaucoup de secteurs ont vu leur excédent baisser à l’image de la viande porcine, des produits laitiers, des glaces, des fromages notamment, ou ont augmenté leur déficit commercial (viande bovine, volaille, tourteaux, et chocolat-confiserie). La perte de compétitivité est surtout perceptible avec les pays européens, alors que l’excédent avec les pays non européens a plutôt tendance à progresser.