Les dirigeants agricoles ou des industries alimentaires vont une nouvelle fois se féliciter des excellents chiffres du commerce extérieur pour 2011. Il est vrai que face à un déficit global des échanges de la France qui s’est encore alourdi de 18 milliards d’euros pour atteindre un record de 69 milliards, les échanges agroalimentaires font figure de bon élève avec un excédent de 11,4 milliards, en progression de 44%. Nul ne saurait bouder son plaisir. Mais il ne faut pas se cacher que ce bon résultat reflète certains points faibles. Ces résultats sont largement favorisés par les exportations de produits agricoles qui ont bénéficié de la hausse des prix des matières premières agricoles. Cet excédent est également imputable pour les quatre cinquièmes aux cognac, champagne, vins et fromages, tirés par les achats des pays émergents et notamment d’Asie, comme pour les produits de luxe. La tendance pourrait cependant être moins porteuse dans les mois à venir, ces destinations étant également confrontées au ralentissement économique mondial. On ne peut ignorer non plus que les produits de deuxième transformation, comme la viande et poisson, ou les produits dérivés des céréales est déficitaire. Un constat qui traduit un manque de compétitivité de l’outil industriel français, comme l’illustre la situation des industries de la viande bovine devant affronter des géants mondiaux de plus en plus agressifs.
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